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Quand le bœuf Wellington fait danser nos aînés

Dimanche dernier, la salle des fêtes s’est transformée en véritable haut lieu de la gastronomie… et du groove intergénérationnel.

La mairie avait convié les aînés du village à leur traditionnel repas, et autant le dire tout de suite : on était loin du bouillon fade et de la compote tiède.

Au menu ?
Rien de moins qu’un bœuf Wellington. Oui, oui. Du bœuf. En croûte. Chic. Élégant. Presque intimidant. Certains ont cru un instant être inscrits par erreur à Top Chef – édition rurale. Les conversations allaient bon train :
« C’est pas du bœuf bourguignon ça ? »
« Non, Germaine, c’est Wellington… comme le duc. »
« Ah… ben il devait bien manger, le duc. »

Les assiettes sont revenues vides, preuve irréfutable que la recette a fait l’unanimité. Même ceux qui avaient juré fidélité éternelle au pot-au-feu ont reconnu, la bouche pleine, que « finalement… c’est pas mal ce truc anglais ».

Et puis est arrivé LE moment ou il faut bien négocier avec les genoux, les hanches, les épouses qui attendaient que ça, les maris fainéants, place au DJ. Oui, un vrai. Avec sono. Et surtout… des musiques pour anciens. Comprendre : des tubes que tout le monde connaît par cœur, même sans appareil auditif.

Résultat ?
Des pas de danse parfaitement maîtrisés (version économie d’énergie), des mains qui claquent, des épaules qui bougent, et quelques déhanchements dont la mairie décline toute responsabilité. Certains ont dansé comme s’ils avaient 20 ans… dans la tête, et c’est bien ça le plus important.

Ce repas des aînés restera dans les mémoires comme le jour où le bœuf Wellington a rencontré le madison, où la gastronomie a flirté avec la piste de danse, et où la bonne humeur a fait oublier les petits bobos.

Un grand merci à la municipalité pour ce moment chaleureux, gourmand et joyeusement décalé.
Preuve, s’il en fallait une, que l’âge n’empêche ni le bon goût… ni le sens du rythme

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